Au Niger, des passerelles éducatives pour « rattraper le temps perdu »

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Depuis décembre 2017, Aide et Action développe le projet PassEduc au Niger. Son objectif : proposer des passerelles éducatives au sein de 8 communes du département de Niamey afin que les jeunes exclus du système scolaire puissent le réintégrer facilement. Un dispositif qui séduit des parlementaires français.

L’école de Gabagoura fait partie des établissements concernés par le projet PassEduc développé par Aide et Action. Situé à 10 km de Niamey, la capitale, ce village présente un taux de scolarisation particulièrement bas, puisque seulement 16% des enfants en âge d’aller à l’école y sont inscrits.

C’est dans cette école que Bérengère Poletti, Rodrigue Kokouendo et Jean Savoye, trois parlementaires français, se sont rendus pour observer les activités de mobilisation sociale autour du projet PassEduc dont l’objectif est de proposer des passerelles éducatives afin que les jeunes exclus du système scolaire puissent le réintégrer facilement.

Un engagement partagé

Les échanges avec les parents d’élèves, la rencontre des comités de gestion de l’école, la discussion avec les enfants sur l’importance des alternatives éducatives sont autant de moments qui ont permis aux parlementaires de découvrir l’engagement des différentes parties prenantes. « Les villageois se mobilisent notamment pour la mise en place des salles de classe, la recherche du logement pour l’enseignant et le suivi de la fréquentation scolaire des élèves », précise Tcha Berei, directeur d’Aide et Action au Niger.

À l’occasion de cette visite, deux jeunes exclus du système scolaire qui ont retrouvé le chemin de l’école grâce au dispositif des passerelles sont venus témoigner. Aujourd’hui, ils sont en classe de première et comptent parmi les meilleurs élèves. Considérés comme des modèles, voire des « rescapés » pour certains, les deux adolescents ont suscité beaucoup d’admiration au sein de la communauté.

1 200 jeunes accompagnés

Les parlementaires français ont quant à eux estimé que : « les témoignages des jeunes sur leurs parcours scolaires [étaient] une bonne chose car cela [permettait] de convaincre les parents qu’on peut rattraper le temps perdu hors de l’école grâce aux passerelles éducatives ».

Les premières classes passerelles développées par Aide et Action ouvriront leurs portes en octobre 2018. Au total, plus de 1 200 jeunes seront soutenus par le projet PAssEduc.