L’éducation priorité absolue des leaders

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« L’éducation » voilà la réponse unanime de plus de 3500 leaders issus de 126 pays à la question : « D’après vous, quelles sont les principaux domaines pour que progresse votre pays sur le chemin du développement. Ce sondage « Listening to Leaders » réalisé en 2018 par AidData  révèle que l’éducation est pour plus de 60% d’entre eux, soit 6 leaders sur 10,  l’une des top priorités de leurs pays aux côtés de l’emploi et des institutions. (L’éducation est une priorité pour plus de 65.7% leaders dans les pays démocratiques et pour 63.9% dans les pays les moins démocratiques).

Un fil d’or pour atteindre les objectifs de développement

L’éducation est non seulement vue comme priorité en Afrique du Nord et Moyen-Orient, en Europe et Asie centrale, en Asie de l’est et dans le Pacifique, en Asie du Sud ( en 2ème position derrière paix et justice),  mais elle est de surcroît vue comme le meilleur moyen d’atteindre l’ensemble des objectifs de développement durable. Ainsi à titre d’exemple, « un système éducatif solide ne booste pas seulement l’emploi, les salaires et la santé des individus mais aussi l’innovation, la cohésion sociale et les capacités institutionnelles. » souligne l’étude.

Le réchauffement climatique en bas de l’échelle

En comparaison, les leaders, chefs d’états et businessmen sont nettement moins intéressés par les problèmes environnementaux et le changement climatique, des sujets  reconnus comme prioritaires certes mais qui nécessitent de lourds investissements et dont les bénéfices ne sont visibles que sur le long terme.  Les pays les plus pauvres et les moins démocratiques mettent surtout l’accent sur les objectifs de première nécessité, à savoir assurer santé, nourriture, accès à l’eau et à l’énergie. . Dans les pays démocratiques, une plus grande attention est portée aux sujets d’inégalités et de développement durable note le rapport.

Les citoyens sur la même longueur d’onde 

L’éducation arrive en tête des préoccupations des citoyens, suivie de près par la santé, les institutions et l’emploi.  Comme les leaders, les citoyens privilégient les axes de développement ayant des effets tangibles et à court-terme aux sujets plus complexes et aux effets plus difficilement perceptibles comme l’environnement ou le réchauffement climatique.  La sécurité alimentaire est donc l’un des principaux sujets de préoccupation des citoyens.

Et l’aide internationale dans tout cela ?

Les pays donateurs,  via l’aide internationale au développement (notamment l’aide bilatérale), soutiennent les pays en développement sur les secteurs jugés prioritaires. D’après l’étude réalisée, les pays donateurs priorisent les institutions, la santé, les industries. Néanmoins, souligne l’étude, les pays donateurs n’investissent pas suffisamment en éducation ni dans l’emploi, contrairement aux attentes des leaders et citoyens des pays en développement.