Pour l’éducation des enfants réfugiés : il y a urgence

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Un nouveau rapport publié par l’ UNHCR rappelle aujourd’hui l’urgence d’investir humainement, technologiquement et surtout financièrement dans l’éducation pour les millions d’enfants réfugiés, forcés de quitter leurs villes et villages en raison de conflits, catastrophes naturelles ou déplacements ethniques.

44 400 personnes déplacées par jour en 2017

D’après le nouveau rapport, le monde compte 68.5 millions de personnes déplacées dans le monde, en raison de persécutions, conflits ou violences. Un nombre en hausse de 2.9 millions. Soit l’équivalent de 44 400 nouveaux déplacements forcés par jour en 2017.

Plus de 12 millions d’enfants réfugiés

Le rapport établit le nombre de 40 millions de migrants internes, 3.1 millions de demandeurs d’asile et 25.4 millions de réfugiés, principalement venues de Syrie, Afghanistan, Sud Soudan, Birmanie et Somalie. 85% d’entre eux sont accueillis dans les pays en voie de développement. L’UNHCR estime que plus de la moitié d’entre eux (soit 52%) sont des enfants, contre 41% en 2009.

4 enfants réfugiés sur 10 privés d’école

Seuls 61% des enfants réfugiés, soit 6 enfants sur 10, vont à l’école primaire. 4 millions d’enfants réfugiés sont donc privés d’école soit un demi-million de plus que l’année précédente.  Le rapport rappelle que le taux de scolarisation chute drastiquement à l’entrée au secondaire pour les enfants réfugiés : seul 1% d’entre eux y ont accès, un chiffre qui n’a pas bougé en trois ans. Pour Aide et Action, l’éducation pour ces millions d’enfants déplacés ne doit plus être une option.

L’éducation pour ces enfants ne doit pas être une option

Ils sont à l’heure actuelle  des millions à ne pas aller à l’école, à ne pas apprendre à lire et à écrire, à ne pas suivre de formation professionnelle. Pour tous ces jeunes, qui ont connu la guerre et le déplacement, ce sont autant de mois, d’années, voire de décennies de perdus. Quel que soit l’avenir qui les attend, et même si nous l’espérons positif, ils seront une génération sacrifiée, privée de savoirs, volontairement maintenus dans l’ignorance.  Dans 5 ou 10 ans, quand ces jeunes atteindront l’âge adulte et qu’ils réaliseront la violence de leur enfance, les privations auxquelles ils ont été soumis, il est à craindre qu’ils ne perdent pied et qu’ils ne tombent dans la violence la plus extrême. Dans 5 ou 10 ans, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.

Offrir un avenir à ces enfants

« L’éducation est une façon d’aider les enfants à guérir, mais aussi un outil essentiel pour la reconstruction de leurs pays », a expliqué Filippo Grandi, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés avant d’ajouter. « Sans éducation, l’avenir de ces enfants et de leurs communautés sera irrémédiablement assombri. »

Les pays d’accueil doivent agir

Le rapport de l’UNHCR demande davantage d’actions pour faire en sorte que tous les réfugiés obtiennent l’éducation de qualité qu’ils méritent. Il exhorte les pays d’accueil à permettre l’inscription des enfants réfugiés dans leur système national, en leur assurant un programme approprié, depuis l’école primaire jusqu’à l’enseignement secondaire, de façon à leur garantir les qualifications nécessaires pour entrer à l’université ou démarrer une formation professionnelle supérieure.

 

Consultez le rapport du UNHCR

Découvrez l’expo d’Aide et Action « L’éducation est une urgence »