Petite fille en Inde. Pour la journée des droits de l'enfant, AEA rappelle l'importance de la protection des jeunes du monde entier, garantie par la CIDE il y a près de 30 ans.

Droits de l’enfant : malgré la convention, encore des millions d’oubliés

Publié dans Actualités

Adoptée par 195 États à l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) promet : la non-discrimination, le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant, le respect de ses opinions et le droit de vivre, survivre, se développer. Pourtant, presque 30 ans plus tard, la promesse est loin d’être tenue pour tous.

La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), reconnaît les enfants comme sujets de droits à part entière, tout en leur apportant une protection particulière en raison de leur vulnérabilité et de leur dépendance aux adultes. Elle affirme qu’une société ne peut pas envisager de vivre en paix et dans la justice, si les droits de l’enfant ne sont pas respectés. Elle représente le texte le plus complet en la matière, ainsi qu’un instrument juridique international majeur puisqu’elle a une force obligatoire à l’ensemble des droits qu’elle énonce.

Autrement dit, les États qui l’ont ratifiée (tous, sauf les États-Unis) ont l’obligation de respecter, et de faire respecter, tous les droits qu’elle consacre au nom des enfants. Parmi eux : le droit d’aller à l’école et d’avoir accès à des connaissances qui les aideront à préparer leur  vie d’adulte, le droit d’être protégé de la violence, de la maltraitance et de toute forme d’abus et d’exploitation, ou encore, le droit d’avoir un refuge, d’être secouru, et d’avoir des conditions de vie décentes.

Des progrès réalisés mais encore insuffisants

Depuis son application, de nombreux progrès ont été réalisés. Le nombre d’enfants de moins de 5 ans qui meurent chaque année a été divisé par deux, passant de 12 millions en 1990 à 6 millions en 2016, la scolarisation des jeunes enfants a progressé de plus de 30% dans le monde et le nombre d’enfants et d’adolescents de moins de 17 ans qui travaillent a diminué de près d’un tiers (chiffres UNICEF).

Mais malgré tout, force est de constater que trois décennies plus tard, la situation de millions d’enfants reste critique.  Pour eux, la promesse de la Convention n’a pas été tenue. Aujourd’hui encore, 63 millions d’enfants ne vont pas à l’école, 1 enfant sur 4 dans le monde souffre d’un retard de croissance et 73 millions d’enfants sont en situation de travail dangereux.

Un combat continu et international

Pour lutter contre l’ensemble de ces facteurs, Aide et Action accompagne les familles les plus pauvres et crée les conditions favorables pour que les enfants, y compris quand ils travaillent, puissent aller à l’école, être nourris correctement et évoluer dans un environnement favorable aux apprentissages et au bon développement de l’enfant.

En France, plus particulièrement, Aide et Action participe activement au collectif Agir Ensemble pour les Droits de l’Enfant (AEDE) dont l’objectif est de promouvoir les droits des enfants et leur respect par tous et pour tous.

En 2017, le Défenseur des droits a remis un rapport d’évaluation qui dresse un bilan en demi-teinte de l’application de la CIDE en France, reconnaissant que des progrès significatifs ont été réalisés dans plusieurs domaines mais regrettant que la situation des enfants en bidonville, des mineurs isolés étrangers ou des enfants en situation de handicap reste alarmante.

Comme quoi, en France, comme ailleurs dans le monde, les efforts à fournir restent considérables pour atteindre enfin la promesse faite aux jeunes générations, il y a déjà trois décennies !

Sensibiliser le grand public aux droits de l’enfant à travers nos réseaux sociaux

Parce que la CIDE reconnaît dans son article 28 que le droit à l’éducation fait partie des droits fondamentaux de l’enfant, nous avons tenu à sensibiliser le grand public en organisant cette année un jeu concours sur Facebook, réseau social où nous comptons le plus d’abonnés.

Le jeu, qui consiste à trouver une phrase mystère autour de la thématique des droits de l’enfant, est proposé jusqu’au 19 novembre inclus, soit la veille de la journée internationale des droits de l’enfant. Une manière d’inviter le plus grand nombre à réfléchir autour de ce texte normatif si important pour garantir le respect de tous les droits humains.