Journée internationale de la fille : au Laos, Kapuk échappe au sort réservé aux 132 millions de filles privées d’école

Publié dans Actualités

À l’occasion de la Journée internationale de la fille, célébrée le 11 octobre, découvrez l’histoire de Kapuk qui vit au Laos. Grâce à la volonté de sa mère et à sa propre détermination, cette petite Khmu a bien l’intention de faire mentir les statistiques qui condamnent les filles issues des minorités ethniques à une scolarité très limitée.

Kapuk a 11 ans. Elle est élève à l’école de Ban Panark, dans le district de Med. Issue de la communauté Khmu (originaire du Cambodge), elle n’a pas la chance de pouvoir bénéficier de l’aide de ses parents pour faire ses devoirs ; tous les deux agriculteurs, ils ne savent ni lire, ni écrire dans la langue officielle,  le lao.

Les filles, premières sacrifiées en cas de difficultés

Dans leur village, il y a encore quelques années, peu de filles suivaient des études. La mère, elle-même, a dû interrompre sa scolarité très tôt pour travailler dans les rizières et subvenir aux besoins de sa propre famille. À la mort précoce de ses parents, il a été décidé que seul son frère pouvait continuer ses études. Elle, en tant que fille, a été obligée d’abandonner ses rêves. Mais elle a décidé qu’il en serait autrement pour sa fille, à qui elle souhaite une vie meilleure.

Faire évoluer les mentalités

Aujourd’hui, en grande partie grâce à l’intervention d’Aide et Action dans la région, les mentalités ont bien évolué dans la communauté, et très peu de filles restent éloignées de l’école primaire. Kapuk fait preuve de reconnaissance et de détermination. « Venir à l’école, c’est vraiment mieux que de travailler dans les champs ; je vois comme c’est difficile pour mes parents. Moi, j’ai envie de continuer mes études après l’école et de travailler dans le domaine médical. »

Des réalités discriminatoires très ancrées

Malheureusement, au Laos, les petites filles issues de minorités ethniques ont encore beaucoup de difficultés à accéder au cycle secondaire. Les mariages ou grossesses précoces, les tâches ménagères et autres réalités du quotidien traditionnel dans lequel elles évoluent les éloignent bien souvent des bancs du collège, du lycée ou de l’université ! Pour que les choses changent, et que Kapuk puisse atteindre son objectif, nous avons besoin de votre soutien !

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Pour Aide et Action, l’éducation est la meilleure arme pour lutter contre ces injustices. C’est pourquoi l’éducation des filles est au coeur de nos projets. Nos équipes mobilisent et sensibilisent les filles, leurs parents, leurs frères, leurs enseignants pour que ce combat devienne le combat de tous. Vous pouvez nous rejoindre en soutenant nos actions !

Avec un don de 122€, soit 41,50€ après déduction fiscale, vous offrez par exemple un kit scolaire pour une fille en Guinée, où nous développons le programme École amie des filles pour garantir aux jeunes filles une éducation de qualité.

De même, avec un don de 45€, soit 15,30€ après déduction fiscale, vous soutenez par exemple une femme dans l’exploitation de son activité économique, bénéficiaire de notre projet  « Apprendre aux femmes, changer la société » au Burkina Faso.

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