Éducation pour les enfants migrants

Contexte

En Inde, ils sont quelques 10 millions à migrer chaque année à l’intérieur même du pays. Des familles entières, enfants compris, quittent ainsi leur domicile, leur village pour s’installer aux abords des grandes villes comme Chenai ou Hyderabad dans l’espoir d’améliorer leurs conditions économiques. Pour payer le voyage, les frais de déplacements et faire vivre la famille, ils acceptent de travailler sur les chantiers de construction, les briqueteries ou les minoteries de riz qui fleurissent à proximité des grandes villes. Sans moyens, ni ressources, les migrants sont une main d’œuvre quasi gratuite et exploitable à volonté. Les communautés migrantes travaillent ainsi jusqu’à 10h/12h par jour pour un salaire misérable, par des températures extrêmes avec peu à manger et à boire. Les plus jeunes aident aux tâches domestiques, font la cuisine, mais ils sont souvent rapidement engagés pour travailler. Dans les briqueteries, ils sont notamment chargés de fabriquer la pâte à brique, d’étaler les briques au soleil pour les laisser sécher et les retourner fréquemment. Une étude menée par Aide et Action a montré que plus d’un enfant sur deux issus des communautés migrantes ne reçoit aucune éducation et qu’un tiers d’entre eux n’est même jamais allé à l’école. 

Le projet

Aide et Action travaille avec les départements du Ministère de l’éducation et d ‘autres ONGs pour offrir à ces enfants un accès à l’éducation, leur inculquer l’habitude d’aller à l’école, les sensibiliser à l’importance de l’éducation. Elle installe ainsi des centres éducatifs sur les lieux même ou travaillent les parents. Ils ont pour avantage de rester ouverts du matin au soir et de proposer un programme adapté pour que les enfants puissent combler leurs lacunes et réintégrer au plus vite le système éducatif traditionnel. Les enfants y reçoivent gratuitement uniformes, matériels, stylos, ce qui les encourage à étudier. 

Lieu du projet / Etat du Tamil Nadu, Inde,
Région / Asie du sud, Inde
Domaine / Migration
Durée / 2006 - 2015
Le projet concerne / plus de 3 000 personnes
Chef de projet / Albert Bosgo
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