Déclaration des naissances via téléphone mobile

Contexte

Ne pas être déclaré à la naissance, c’est être privé d’existence légale et de tous les droits que confère l’État civil : droit à l’éducation, aux soins, à la protection de la loi, à poser des actes civils (tel le mariage), à participer à la vie citoyenne, etc. Mais dans de nombreuses régions du monde, et notamment en Afrique, cette formalité essentielle n’est pas remplie, et ce pour de multiples raisons : négligence, ignorance, éloignement géographique, migration, manque de moyens techniques et financiers des administrations, de formation de ses agents, inadéquation des textes législatifs et réglementaires avec les réalités sociologiques et politiques, etc.

Le projet

Consciente de l’importance de l’enjeu, Aide et Action International, en partenariat avec Orange Group, a expérimenté au Sénégal un projet pilote de déclaration des nais­sances par téléphone mobile. Une procédure inédite destinée à faciliter la démarche de la déclaration, afin de la rendre systématique, tout en fournissant à l’état civil des données à la fois fiables et sécurisées. Le projet, motivé par la volonté d’améliorer l’accès aux droits fondamentaux, notamment à l’éducation et à la citoyenneté, a donné des résultats probants dans cette phase pilote : 100% des naissances ont été déclarées dans les communes concernées. Un succès qui a conduit les États du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire à demander son extension dans leur pays. La mise en oeuvre du projet a nécessité des actions de sensibilisation et de formation des communautés et des acteurs institutionnels. Les centres d’état civil ont été équipés en conséquence (téléphones mobiles, matériel informatique et bureautique, etc.). Un système permanent pour assurer la notification, la transcription et le suivi des naissances a été mis en place dans chaque village et quartier cible.

Partenaire(s) opérationnel(s)

Ministères, délégations, services et organisations des Etats du Bénin, du Burkina Faso, du Burundi, des Comores, de la Côte d’Ivoire, de Guinée-Conakry, de Madagascar, du Mali, du Maroc, du Niger, du Sénégal, de la Tanzanie, du Togo, Agence française de développement, Alliance ICCO, Association des municipalités du Burkina Faso, coopé­ration néerlandaise, Union européenne, UNICEF, USAID, UEMOA, CUA, gouvernements du Bénin, Togo, Sénégal et Burkina Faso.

ONG et associations :

En Afrique, plusieurs acteurs travaillent avec Aide et Action International sur le terrain : organisations de la société civile, coalitions et tables de concertations, associations locales, associations de parents et d’élus locaux, ONG nationales et internationales (Plan, Eau vive, Sos Sahel, CORIPH, Entrepreneurs du monde, Care Mali). Nous leur exprimons notre reconnaissance et les remercions pour la confiance qu’ils ne cessent d’accorder à Aide et Action International.

Université et institut de recherche :

Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Éducation à l’Université de Genève.

 

Lieu du projet / Sénégal, Burkina Faso, Côte d’Ivoire,
Région / Afrique, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Sénégal
Domaine / Accès et qualité de l’Education
Durée / 2012 - 2015
Le projet concerne / 300 000 personnes impliquées au Burkina, 500 000 en Côte d’Ivoire, 141 000 au Sénégal
Chef de projet /
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