Inde : une migrante économique trouve refuge dans un centre Aide et Action

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Pooja, 26 ans, a perdu son mari il y a trois ans. Pressée par ses beaux-parents d’épouser le frère de son défunt mari, elle a alors choisi de fuir. Avec son fils d’à peine 3 ans, elle a quitté l’Ouest du Bengal pour la grande ville d’Hyderabard célèbre pour le boom immobilier qu’elle connait depuis des années. Elle fait ainsi partie de ses millions de femmes, forcées de migrer en Inde pour des raisons économiques. Un récent sondage montre en effet qu’entre 2001 et 2011 le pourcentage de femmes migrants en Inde pour des raisons économiques a augmenté de 153%, soit quatre fois plus que les hommes. Signe qu’elles sont de plus en plus victimes de l’extrême pauvreté. Dans ce contexte difficile, les actions développées par Aide et Action en faveur des enfants migrants contribuent également à soulager les parents, notamment les mères de familles.

Mère migrante courage

« Les premiers jours à Hyderabard furent très difficiles pour moi. En tant que mère célibataire, je n’arrivais pas en même temps à travailler et à m’occuper de mon fils. Puis un jour, alors que je venais de débuter sur un site de construction, j’ai rencontré une des équipes d’Aide et Action. Celle-ci venait d’ouvrir sur le chantier même un centre pour accueillir les jeunes enfants pendant que les parents étaient au travail », explique Pooja.

Une instruction pour une nouvelle vie

Pooja a immédiatement apprécié le centre mis en place par Aide et Action, elle y a bien sûr inscrit son fils mais elle a surtout commencé par y passer son temps libre. Elle s’est mise en quatre pour aider les animateurs et participer à son tour à la vie du centre. En échange de sa gentillesse et de ses services, les animateurs lui ont enseigné  la lecture, l’écriture et les mathématiques. Pooja sait aujourd’hui lire des livres en hindi et faire des calculs. « Je vais au centre durant l’heure du déjeuner et j’aide les animateurs. Je distrais les enfants avec des chansons et des danses originaires du Bengale. Je suis heureuse de venir. Cela me permet de partager mes problèmes avec les animateurs et de leur demander conseil. »

Au fil des mois, la fréquentation du centre a permis à Pooja de reprendre confiance en elle et de devenir plus forte après les épreuves qu’elle avait subies. Elle espère désormais pouvoir inscrire son fils dans l’une des écoles publiques.