G20 (7-8 juillet) : priorité à l’éducation


 

L’éducation pour tous a sans aucun doute progressé. 61 millions d’enfants ne vont pas à l’école primaire aujourd’hui contre près du double au début des années 2000. L’accès à l’éducation n’est plus un problème, des écoles ont été et sont constamment construites dans les endroits les plus reculés du monde.

Les défis de l’éducation aujourd’hui

L’heure n’est pourtant pas aux réjouissances. Loin s’en faut : en raison des traditions, du manque d’argent, de nombreux enfants sont encore exclus de l’éducation. Les crises et catastrophes naturelles se multiplient et privent chaque jour davantage d’enfants d’accès à l’éducation. Rares sont aujourd’hui les enfants qui parviennent à terminer un cycle d’études primaires ou à sortir de l’école en ayant les compétences de base comme lire, écrire, compter.

Les prévisions sont mauvaises. Si rien ne change d’ici à 2030, seul un jeune sur 10 dans le monde sera susceptible d’aller dans l’enseignement secondaire.

39 milliards d’euros nécessaires pour assurer l’éducation pour tous

On estime aujourd’hui qu’il manque 39 milliards d’euros par an pour atteindre l’objectif d’une éducation pour tous. Jusqu’à présent, même si certains États ont fait des efforts, le financement global pour l’éducation est resté largement en-deçà des minima exigés pour atteindre l’objectif de 12 années d’éducation gratuite pour tous d’ici à 2030. Depuis 2002, l’aide publique au développement allouée à l’éducation a même chuté de 13% à 10%.

Investir massivement dans l’éducation

La Commission Européenne a d’ores et déjà appelé à renforcer l’investissement en éducation : elle demande aux pays faiblement ou moyennement développés d’accroître leurs investissements en éducation à hauteur de 6% de leur PNB et aux pays donateurs d’augmenter leurs aides à l’éducation à hauteur de 15%. Ceci est une premier pas important mais insuffisant.  C’est pourquoi hommes politiques, ONG internationales, experts en éducation multiplient chaque jour les déclarations et les commentaires pour que les leaders internationaux réunis à Hambourg les 7 et 8 juillet au G20 s’accordent sur un nouveau mécanisme de financement pour l’éducation.

Les dirigeants internationaux ont a priori peu de chances de passer à côté tant la pression internationale sur cette question grandit chaque jour un peu plus. Il faut dire que le mécanisme financier international souhaité pour l’éducation n’est pas des plus petits. Il permettrait de mobiliser jusqu’à 13 milliards de dollars par an pour l’éducation d’ici à 2020.

Créer un nouveau mécanisme financier pour l’éducation

Le nouveau mécanisme financier permettrait de réunir investissements privés et publics pour aider les pays les plus défavorisés et leur éviter un endettement trop lourd à supporter. Il permettrait aux donateurs bilatéraux, à la Banque Mondiale aux banques régionales de développement de mettre en commun leurs ressources, ce qui leur permettrait, par effet de levier, d’accorder des fonds supplémentaires.

Il ne s’agirait pas pour autant d’un chèque en blanc, ce soutien additionnel ne serait apporté qu’aux pays qui investissent déjà une grande part de leur budget nationaux en éducation.

Le G20: un rendez-vous déterminant pour l’avenir de l’éducation

Le prochain G20 sera donc un nouveau moment clé pour l’éducation. Emmanuel Macron, nouvellement élu Président de la République Française et favorable (d’après son programme de campagne) à une augmentation de l’aide internationale, pourrait jouer un rôle déterminant dans la création de ce nouveau mécanisme financier en faveur de l’éducation dans le monde.

RDV les 7 et 8 juillet 2017 pour connaître l’avenir de l’éducation dans le monde.