Les points noirs de l’éducation dans le monde


4.2 millions enseignants devraient être recrutés d’ici à 2020 pour permettre à chaque enfant d’âge primaire de bénéficier d’une éducation de qualité.

En Tanzanie, seuls 3.5% des élèves de 6ème ont un manuel scolaire pour eux.

Au Niger, 52% des parents interrogés estiment que l’éducation n’est pas abordable. Même pourcentage au Cambodge.

En Inde et au Bénin, le nombre moyen d’enfants par classe atteint 55.

55% des parents affirment que le coût élevé de l’éducation est l’une des raisons qui expliquent le fort abandon scolaire au Cambodge.

Quelques chiffres suffisent pour illustrer les différents problèmes qui caractérisent encore trop souvent l’école. Son coût, souvent encore inabordable, et la qualité de l’environnement scolaire sont deux éléments qui reviennent constamment chez celles et ceux que nous avons interviewés.

  • L'éducation n'a pas de prix mais elle a un coût

    " Pour moi, l’école est faite pour les enfants riches et si on veut que tout le monde y aille, même les pauvres, il faut que l’enseignement soit gratuit. "
    Haja, orphelin de 13 ans, vivant avec son frère à Antananarivo.



  • Les enseignants, pivots de l'éducation mais oubliés

    "Les enseignants doivent bénéficier d’une meilleure formation continue, plus régulière, et surtout échanger leurs expériences et leurs outils pédagogiques avec d’autres collègues. »
    Pham, 43 ans, enseignant en classe 4 depuis plus de quinze ans "
    Vĩnh Thạnh (près de Nha Trang, province de Khanh Hoa), Vietnam.


  • L'environnement scolaire

    "Les fournitures scolaires doivent être de bonne qualité et en quantité suffisante pour que les enfants puissent bien se concentrer en classe. Les parents doivent prévoir la période de soudure pour éviter le manque de nourriture qui perturbe les études de leurs enfants. Il faut aussi rentre les écoles attrayantes pour donner envie aux enfants d’y aller et d’y rester. "
    Haingo Randrianasolo, 34 ans – Chauffeur, région d’Itaosy.


  • Les programmes scolaires non adaptés

    "Il faut reformuler profondément les curricula de formations en y intégrant des apprentissages formels techniques et professionnels. C’est aujourd’hui le seul gage pour réduire le taux de chômage qui devient de plus en plus une bombe à retardement pour notre pays. "
    Norbert Tognanhounde, 27 ans – Agent de développement rural, région d’Agamé.