Face aux défis de l’éducation, nos réponses ciblées


Construire des écoles ne suffira pas à scolariser les quelques 57 millions d’enfant encore privés d’école, ni à améliorer le quotidien des 250 millions d’enfants qui passent quatre ans à l’école sans apprendre à lire ni écrire. Améliorer l’éducation passera par d’autres politiques, plus globales, plus innovantes : diminuer les coûts directs et indirects de l’éducation, lutter contre le retard accumulé par les enfants à l’école, améliorer l’environnement scolaire, impliquer les parents dans la scolarité, revaloriser le métier d’enseignant et définir des politiques linguistiques claires et pertinentes.  Découvrez ici quelques unes de nos pistes d’action. 

  • Diminuer les coûts directs et indirects de l’éducation

    Bien que l’éducation soit gratuite dans de nombreux pays, il est fréquent que des frais indirects subsistent, comme l’achat des uniformes, des fournitures scolaires, ou encore des frais « cachés » comme les frais de récréation. Les résultats de l’étude révèlent qu’une
    majorité écrasante de parents, à savoir 96% des personnes interrogées, estime que la
    scolarisation de leurs enfants est onéreuse. Allouer une aide financière directe aux familles les plus démunies et en ciblant leurs besoins spécifiques pourrait être une solution...

  • Lutter contre le retard accumulé par les enfants à l’école

    Notre étude montre qu'une proportion importante d’enfants entre à l’école
    avec un, deux, voire trois ans de retard, et qu’une proportion significative redouble une
    ou deux fois au cours de la scolarité. Or, ce retard accumulé au fil des ans a un impact négatif sur la probabilité que les enfants achèvent un cycle complet d’études primaires, accèdent à l’enseignement secondaire et y réalisent les apprentissages nécessaires pour leur vie future.
    Pour lutter contre ce retard, il importe donc d’agir sur l’âge auquel les enfants entrent à
    l’école – l’objectif étant qu’ils accèdent à l’éducation à l’âge officiel auquel ils sont censés
    être scolarisés – et sur une diminution significative du redoublement.


  • Améliorer l’environnement scolaire

    Un environnement scolaire sûr, sain et inclusif offrant un accès aux latrines, un approvisionnement en eau potable et en électricité, tenant compte des conditions d’accessibilité tant pour les filles que pour les garçons et les enfants handicapés est plus à même d’encourager la réussite et l’assiduité des élèves et de rassurer les parents quant à leur bien-être.


  • Impliquer les parents dans la scolarité

  • Revaloriser le métier d’enseignant

    Faibles salaires, perspectives de carrière limitées, manque chronique de personnel ou encore manque de formation. La dévalorisation du métier d’enseignant dans beaucoup de pays – et en particulier dans des pays en développement – constitue aujourd’hui un enjeu majeur.
    Amélioration des conditions d'enseignement, augmentation des salaires, offres de formation et de progression technique sont seulement quelques unes des pistes d'action qui s'offrent à nous.

  • Définir des politiques linguistiques claires et pertinentes

    Les difficultés linguistiques exprimées par les enfants constituent un handicap indéniable pour leur progrès à l’école. Cela renforce les inégalités préexistantes, notamment dans le cas d’enfants issus de milieu modeste. La mise en œuvre de politiques linguistiques offrant un soutien adéquat aux enfants est donc d’une nécessité cruciale.