Crise Mondiale de l’Éducation : 18 anciens ministres de l’éducation appellent le G20 à trouver des solutions


 

« La crise de l’éducation ne fait pas la une des médias, pourtant elle existe bien. Le nombre d’enfants exclus de l’éducation est en hausse dans les pays en développement, le nombre atteint 263 millions d’enfants dans le monde, plus de la moitié des 22.5 millions de réfugiés dans le monde sont des enfants de moins de 18 ans, des millions d’autres sont sans état et n’ont pas accès aux services d’éducation… Investir dans une éducation sûre et qualitative pour chaque enfant n’est pas seulement un impératif moral, c’est également la  réponse la plus sensée qu’il soit ». Voici l’appel lancé aujourd’hui par 18 anciens ministres de l’éducation ou chefs d’État, réunis au sein du Groupe Atlantis, aux leaders du G20 afin qu’ils prennent le lead et trouvent une solution globale à la crise de l’éducation.

Crise de l’éducation mondiale

Rappelant que les chefs d’état se sont largement mobilisés il y a plus de 20 ans pour faire face aux pandémies mondiale, les anciens ministres de l’éducation soulignent le manque de réaction des chefs d’état face à la crise de l’éducation, probablement parce que « l’effet corrosif du manque d’éducation chez un enfant, une femme, une famille, est plus dur à saisir ».

Appel à l’action immédiate

« Bien que l’urgence de la situation soit évidente, nous avons le sentiment que  la communauté internationale n’y a pas prêté suffisamment attention. Les investissements en éducation sont plus bas aujourd’hui qu’en 2009, et ne vont pas aux pays qui en ont le plus besoin. L’Afrique Subsaharienne, qui abrite la moitié des enfants exclus de l’éducation, reçoit seulement la moitié de l’aide qu’elle recevait en 2002 »

Autant d’éléments qui poussent aujourd’hui les anciens ministres de l’éducation à demander aux leaders du G20 de prendre le lead et d’inscrire dans la loi leurs engagements en matière d’aide allouée à l’éducation pour tous (en termes de pourcentage du PIB). Ils demandent également aux membres du G20 d’entamer des négociations avec les gouvernements dont les dépenses domestiques en éducation tombent en-dessous du niveau requis pour apporter une éducation appopriée à tous les enfants.