L'aide à l'éducation doit être augmentée dans le cadre de l'aide publique au développement 2017 de la France.

Aide à l’Éducation Pour Tous : la France peut mieux faire

Publié dans Actualités

En 2015, plus de 193 pays, dont la France, se sont engagés à réduire la pauvreté et à offrir 12 ans d’éducation gratuite pour tous les enfants d’ici à 2030. Or, à l’heure actuelle, les engagements financiers de la France en matière d’aide internationale restent toujours trop faibles pour espérer atteindre ces objectifs.

Une aide à l’éducation trop inégale

Alors que le gouvernement français a assuré vouloir augmenter sa contribution au Partenariat mondial pour l’éducation (PME) – un fonds international dont l’objectif est de soutenir 65 pays en développement afin de garantir à chaque enfant une éducation de base de qualité – l’engagement se limite, à ce stade, à maintenir les 8 millions d’euros annuels, comme en 2016.

L’investissement actuel de la France reste donc encore très éloigné des 23,03 millions d’euros qu’elle avait alloués au PME en 2013. À cette époque, l’Hexagone s’était pourtant engagé à augmenter le financement de l’éducation de base dans ses pays cibles prioritaires, entre 2011 et 2014 (première période de reconstitution des ressources du PME). Or, depuis son pic à 251,7 millions de dollars en 2009, le soutien français à l’éducation de base a plafonné à 114,4 millions de dollars en 2013, soit moins de la moitié. Et depuis, les engagements de la France n’ont cessé de diminuer (la contribution française pour la période 2014-2018 de reconstitution des ressources du PME étant à ce jour de 9 millions d’euros).

Une priorité pourtant affirmée 

Dans le cadre de sa stratégie de coopération au développement – qui présente les priorités et modes d’intervention de l’aide française au développement sur dix ans – la France a pourtant souhaité favoriser la croissance durable et équitable pour les populations les plus pauvres et lutter contre la pauvreté et les inégalités. Cela passe en priorité par l’accès à l’éducation pour tous les enfants. Si la volonté politique d’une éducation accessible par tous dans le monde est bien exprimée en France, les engagements de financements concrets ne sont pour autant pas au rendez-vous.

Aide et Action interpelle sur l'aide à l'éducation dans l'aide publique au développement
La Coalition Éducation, dont Aide et Action fait partie, exhorte la France à augmenter son APD.

Face à l’insuffisance des engagements français, la Coalition Éducation, dont Aide et Action est membre, exhorte le gouvernement français à consacrer 0,7% de sa richesse nationale (contre 0.37% actuellement) à l’aide au développement en général et à revaloriser la part spécifique dédiée à l’éducation.

La Coalition Éducation rassemble 14 organisations françaises de la société civile : syndicats, associations de solidarité internationale, ONG de défense du droit à l’éducation, dont Aide et Action, ainsi  que des organisations d’éducation populaire. Ensemble, nous revendiquons le droit à l’éducation inclusive de qualité pour toutes et tous, et notamment pour les plus vulnérables, et affirmons que la solidarité internationale est nécessaire pour mener ce combat.